samedi 23 août 2025

Réponse du Pdt de La Treilloise à B. Valéry au sujet de la troisième salle polyvalente

Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,

Lors de la séance publique du Conseil Municipal du 30 juin dernier, au moment des questions diverses, Monsieur Benoît VALERY a mis en cause l'association « La Treilloise », dont je suis le président à propos d'un courrier que j'ai adressé à Monsieur le sous-préfet et qui concernait le projet de construction d'une troisième salle polyvalente à Treilles.

Je le cite : « La réaction de la préfecture, à part de rire évidemment, ça a été de dire : Mais on savait que vous en construisiez une mais alors en construire trois, alors là çà va poser problème ».

S'ensuit tout un laïus où il s'efforce, après « étude », de prouver que les deux salles polyvalentes actuellement en service à Treilles ne sont pas polyvalentes.

Je cite : « J'ai fait une étude, salle polyvalente, je prends le dictionnaire ; or, la définition du Larousse : le foyer n'est pas une salle polyvalente ! ».

Sur ce point, M. VALERY aurait pu s'épargner cette « étude » approfondie. Il suffisait de consulter le site internet de la mairie de Treilles.

A la rubrique « Bâtiments communaux » / sous-rubrique « Foyer », on peut lire photos à l'appui, et toujours actuellement :

Cette salle polyvalente de 150 m2, dotée d'équipements modernes de cuisine est utilisée comme cantine pendant la période scolaire.
Le matériel multimédia (grand écran, sonorisation, rétropojecteur) permet la tenue de conférences et de réunions publiques. Une connexion Internet sera bientôt disponible.
Le foyer peut être mis à disposition du public.

En ce qui concerne la Maison villageoise, toujours sur le site de la mairie, on peut lire la description
suivante :

La Maison Villageoise est composée de 3 niveaux.
Rez-de-chaussée :
1 salle polyvalente avec cuisine, 1 bibliothèque et des sanitaires.
Le débit de boissons est tenu par une employée seule habilitée à servir les boissons, la commune disposant d’une licence 3. Cette personne s’occupe également de la gestion et de l’accès à la bibliothèque ainsi que les services à la personne (relais colis, dépôt de pain etc…)
En raison de la polyvalence des employés assurant également le service de la cantine, les horaires de la Maison Villageoise sont variables et ajustés régulièrement en vue d'une optimisation maximale de l'ouverture de l'établissement.
La cuisine pourra être mise à la disposition des associations. Une convention fixant les conditions d'accès à ce local, les droits et les obligations des parties sera rédigée entre la Commune et l'association qui en fera la demande.

1° étage :

1 salle polyvalente, 1 local d’archives, 1 local technique et un bureau réservé à l’association « MUSICORBIERES »
La salle polyvalente est réservée aux réunions, expositions, activités culturelles, conférences, ciné-club. Elle est accessible jusqu'à minuit sous réservation.
2°étage :
1 salle de réunion (mezzanine), 2 bureaux réservés au Comité des Fêtes et 1 bureau réservé au syndicat d’initiative.
La salle de réunion est équipée d’un billard et d’un téléviseur réservé aux associations. Celles-ci utiliseront cette salle pour leur réunion et leur assemblée générale. »

Pour nous, la démonstration est faite. Il y a bien déjà deux salles polyvalentes à Treilles : le foyer municipal et la « Maison villageoise ». L'appellation de cette dernière n'est d'ailleurs pas contestée dans la diatribe de M. VALERY et pour cause, difficile de trouver plus polyvalente que cette « Maison villageoise".


Était-il risible d'écrire qu'en période de grande crise financière, seuls les investissements ou dépenses indispensables devaient être considérées comme prioritaires et bénéficier des subventions d’État ?

Nous n'avons pas attendu l'évocation d'un projet de budget du premier ministre pour réaliser qu'il serait indécent de financer une construction tout à fait dispensable dans un contexte où l'on parle de geler pendant un an le montant des prestations sociales, de supprimer des jours fériés, entre autres nombreux sacrifices demandés à la population.

Car pour ce projet, sorti du chapeau, il s'agit d'une somme probable de 1 500 000 € à demander finalement à la collectivité pour financer une salle superfétatoire qui n'était pas au programme de la liste électorale élue et dont le coût final dépassera les 2 millions d'euros.

Si le financement public s'avérait insuffisant, la mairie qui veut cette salle à tout prix et quoi qu'il en coûte, aurait nécessairement recours à un emprunt qui pourrait atteindre 800 000 à 1 000 000 d'euros.


CONCLUSION :

Monsieur VALERY affirme que contester un projet d'investissement inutile, au coût incontrôlé et qui n'était pas au programme, dont le financement n'est pas assuré et dont la prétention écologique disparaît à grands pas, serait une mauvaise manière à faire au village et aux Treillois.

C'est faire peu de cas du fait que les Treillois sont aussi des citoyens qui mettent leurs enfants au collège de Sigean puis, éventuellement, à l'université ; qui comptent sur le bon fonctionnement des hôpitaux et des services publics (lutte contre les incendies, justice, etc...) et qui, par-dessus tout, sont capables de sortir de « l'esprit de clocher » pour penser à l'intérêt général en période de disette financière.

En revanche, une illustration de cet « esprit de clocher » est donné par le maire lui-même dans l'interview qu'il donne dans le journal « Midi-Libre »  à propos du report de la climatisation de la cantine de Treilles, je cite : « Vous pouvez aussi noter que les deux salles de classe et la salle informatique sont équipées de climatisation, ce qui n'est pas une généralité dans les écoles ».

Se rend-il compte que l'obtention de subventions pour un projet non nécessaire se fait au détriment du financement d'équipements indispensables, comme la climatisation des salles de classe ailleurs qu'à Treilles ? : combien d'équipements de climatisations rendus possibles avec 2 millions d'argent public ?

Lancer un projet aussi coûteux à quelques semaines de l'ouverture de la campagne pour les municipales ressemble beaucoup à une manœuvre électoraliste et n'est qu'un mauvais coup à l'égard d'une éventuelle alternance municipale qui devra assumer, dès le début de son mandat, cette gabegie financière.


Le président de l'association « La Treilloise », Renato De Caro

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